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Didier Devillez Éditeur
Avant-gardes
Coll. Littérature
Essai
23 x 16,2 cm
32 pages
Paru en 1997
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L'AVENIR DE LA POÉSIE
D'HENRI MICHAUX
Sous la direction et avant-propos de LIONEL RICHARD
C'est dans cette lourdeur latente que, dans l'après midi du 14 septembre, presque à la fin du congrès, se tiennent les séances consacrées à l'"avenir de la poésie". Michaux, qui n'intervient pas comme délégué officiel d'un pays mais comme invité d'honneur de la section argentine du P.E.N.-Club, succède à la tribune à Supervielle. À en croire les comptes rendus dans le journal libéral argentin La Nacion, il a été courtoisement applaudi. Toutefois, ses propos ne suscitent aucune passion. Pas de prise à partie de ses conceptions, ni de polémique. L'assistance abandonne la poésie aux rêveurs. Et pourtant, il se démarque de bien des propos tenus précédemment dans l'enceinte des débats. Il rejette, en effet, toute mission de morale, d'enseignement, de programme social qui, d'office, serait attribuée à la littérature. Cette intervention de Michaux est d'autant plus essentielle pour comprendre son uvre qu'il s'est très rarement exprimé sur ses idées en poésie. Or, il refuse toute poésie militante, didactique. Fidèle à tout son itinéraire, il insiste sur la curiosité invincible du poète pour les états dangereux de soi : "Même antisocial, ou asocial, il peut être social." Lionel Richard, extrait de l'avant-propos.
45,00 €
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