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Prix
Julien Gracq
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Parmi les nombreuses correspondances qu'André Breton a entretenues tout au long de sa vie, celle-ci occupe une place à part. Julien Gracq, que l'on y découvre comme épistolier, est toujours demeuré en lisière du groupe surréaliste. Du grand aîné dont il a découvert les oeuvres alors qu'il avait vingt ans, qu'il admire et auquel le liera jusqu'à la fin une affection véritable, il n'a pas attendu autre chose que d'être reconnu, au moment où il lui envoya son premier livre, Au château d'Argol.
Commencée en 1939, interrompue par la guerre, leur relation reprend à la Libération, alors que leurs parcours respectifs tendent à s'inverser : revenu en France en 1946, Breton, peu à peu miné par les crises qui déchirent le groupe et sollicité par mille tâches, ne retrouvera jamais la place qui était la sienne entre les deux guerres ; poursuivant son oeuvre propre d'écrivain, Gracq gagne en notoriété en concédant le moins possible à la "vie littéraire".
"Ensemble", ils furent, mais "séparément", comme Breton l'écrivit dans le dernier message qu'il lui adressa, quelques mois avant sa mort. Leur amitié leur fut d'autant plus précieuse que chacun conservait sa liberté. -
Plénièrement ; une journée chez Eliza
Pierre Alechinsky, Julien Gracq
- Éditions Fata Morgana
- 15 Mai 2006
- 9782851946720
La figure de Breton a servi, au gré des querelles et des commémorations, d'objet de culte autant que de repoussoir. Le seul sentiment qu'elle n'aie pas inspiré fut l'indifférence. Julien Gracq, qui fut un proche de Breton et lui consacra dès 1948 une importante étude, nous livre ici une très subtile analyse de la fameuse «tyrannie de la liberté» que le poète exerça effectivement sur plusieurs générations, et que ses détracteurs considèrent avec condescendance comme une contradiction sans appel. Le regard fin et sans complaisance de Gracq nous assure d'une chose : l'impérieuse vitalité du surréalisme fut toujours à l'image de la liberté exclusive et rageuse de Breton, et la critique très «politiquement correcte» d'un Breton régalien nous révèle plus que toute autre chose l'état bien famélique de nos aspirations à la liberté.
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OEuvres
Julien Gracq
Lu par Julien Gracq- Des femmes-Antoinette Fouque
- La Bibliothèque des voix
- 21 Novembre 2016
- 3328140022049
Le choix des textes, composé par Julien Gracq pour cette lecture, invite à suivre « la trace sinueuse du voyage de l'auteur ».
« Le Rivage des Syrtes » : une guerre où rien ne se passe pour celui qui est chargé d'observer le bord d'une mer éternellement vide, et qui attend, jusqu'au jour où l'appel de ce pays, de l'autre côté, se fait entendre comme la voix de son destin.
« En lisant en écrivant » : l'auteur a choisi de nous livrer, parmi ses réflexions et rêveries sur la littérature, celles concernant Proust.
« Lettrines 2 » : l'auteur évoque ses pérégrinations, seul, sur les routes, s'imprégnant du pays traversé.
« La forme d'une ville » nous emmène à Nantes, « au coeur d'une ville presque davantage imaginée que connue, si longtemps à demi interdite qu'elle a fini par symboliser l'espace même de la liberté ». -
Lu par Bernard-Pierre Donnadieu
Julien Gracq (1910-2007)est un des écrivains majeurs de la
littérature du XXe siècle.
Au château d'Argol, son premier roman, parut en 1939 grâce à l'éditeur José Corti. L'oeuvre, toute empreinte de l'atmosphère des romans gothiques, fut encensée par André Breton.
Dans une Bretagne envoûtante, une histoire d'amour fulgurante et ambiguë entre trois êtres.
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Jules Verne aujourd'hui
Régis Debray, Michel Serres, Julien Gracq
- Le Pommier
- Essais
- 5 Mai 2014
- 9782746507128
Trois conversations entre un spécialiste de Jules Verne et trois de ses amoureux nous permettent de redécouvrir ce grand écrivain de la modernité. Julien Gracq, tout en évoquant l'émerveillement de sa découverte, enfant, des Voyages extraordinaires, analyse les vertus littéraires et montre l'aspect géographique de l'oeuvre. Michel Serres éclaire le pan scientifique, la communication, mais aussi les mythes, les religions, la littérature, la philosophie, etc. Régis Debray s'attache au côté humain, social, politique de l'oeuvre et à son rapport à la démocratie.
Tous trois nous offrent une longue promenade durant laquelle ils font voler en éclats bon nombre de lieux communs. En éclairant la magie particulière que l'on ressent à la lecture des Voyages extraordinaires, ils mettent en lumière l'entreprise infiniment précieuse de celui qui, un siècle durant, sut se faire le passeur entre la science et la société de son époque.