Filtrer
Rayons
Éditeurs
Langues
Formats
Prix
Éditions Marie Romaine
-
Alors qu'aujourd'hui la violence semble souvent prendre le pas sur l'humanisme, il est particulièrement urgent de mettre en lumière le chemin inverse parcouru par deux fois dans les prétoires au cours du XXe siècle à propos de sujets sociétaux majeurs.
Rendre la justice est au coeur du contrat social. C'est pour cela que les procès tiennent une place centrale et publique dans la cité. Certains ont marqué leur époque, car ils ont changé les lois comme le rappelle avec force Basile Ader dans Procès en scène. Les formidables plaidoiries de Gisèle Halimi, lors du procès de Bobigny d'une part, et de Robert Badinter, lors du procès de Patrick Henry d'autre part, l'une en faveur du droit des femmes à disposer de leur corps, l'autre pour faire admettre que la mort ne saurait être décidée par des hommes à l'encontre de leurs semblables, ont respectivement abouti à la dépénalisation de l'avortement et à la suppression de la peine de mort.
En contrepoint, le procès où un tout jeune avocat sous les armes fut requis de défendre, le jour même, cinq de ses camarades promis au peloton d'exécution, au plus terrible de la guerre de 14/18, raconte comment la justice, lorsqu'elle se veut exemplaire, peut être expéditive, mais que l'avocat y conserve une place parfois décisive.
Basile Ader, avocat au Barreau de Paris, ancien Vice-Bâtonnier et conservateur du musée de l'Ordre fit le choix de porter ces trois procès sur scène pour en commémorer les anniversaires. Le théâtre s'y prête parfaitement, tant il ressemble, par sa dramaturgie et ses unités de lieu et de temps, à une audience judiciaire.
Le lecteur de « Procès en Scène », comme les spectateurs des représentations de ces trois pièces, retrouvera ou découvrira ainsi ces grands moments de justice qui sont devenus des moments d'Histoire. -
Le procès Manouchian dit de "l'Affiche rouge"
Basile Ader
- Éditions Marie Romaine
- 15 Mai 2025
- 9782494738416
Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrirent de grandes affiches rouges. Placardées à 15?000 exemplaires, elles exposaient à la vindicte des Français dix jeunes hommes accusés de plusieurs dizaines d'attentats. Cette affiche de « l'armée du crime » (qui comptait en fait vingt-trois hommes et une femme, Olga Bancic, originaire de Bessarabie) exposait sept juifs dont quatre nés en Pologne, trois en Hongrie, un natif d'Espagne, un autre d'Italie et leur chef, Missak Manouchian, survivant du génocide arménien de 1915. Tous ont combattu pour la libération de la France. Ce procès que les Allemands ont voulu exemplaire ne fut évidemment qu'une parodie de justice. Mais les accusés en ont fait une tribune pour dire leur amour de la France et de la liberté.Basile Ader porte ce procès sur scène, même si personne n'a gardé la trace des débats. Les Allemands, qui pourtant l'avaient mis en scène, ont finalement tout effacé, car il se révéla désastreux à leur communication.Basile Ader, est avocat. Ancien vice-bâtonnier, il est conservateur du musée du Barreau de Paris.