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Alain Dartevelle
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Puis, en esquissant une révérence vaguement obséquieuse, et avec un sourire en coin : - Je me présente.
Je suis Mentor, pour vous servir. Votre guide en ces lieux, le temps d'une visite que j'espère instructive en diable... Cet avorton me laissait perplexe.
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Nous sommes à Infinity City, ville immémoriale préservée comme par magie des conflits permanents et désastres climatiques qui sévissent dans le reste du monde. À Infinity City, où coexistent vices et espoirs les plus fous, mâtinés de pas mal d'illusions. À Infinity, où des enfants servent de chair à plaisir ou de chair à canon. Où les hommes ont leur sexe pour bâton d'aveugle et où des femmes instrumentalisées confondent affects et sentiments. À Infinity, où la vie s'écoule comme si de rien n'était, même si s'y joue annuellement une vaste comédie qui a pour nom Fin de l'Histoire.
Avec ces huit histoires entrelacées sur le mode d'une composition musicale, Alain Dartevelle signe un livre qui tient du recueil et du roman, au fil duquel il nous fait vivre une de ces traversées dont il a le secret : celle des apparences.
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Narconews et autres nouvelles du monde
Alain Dartevelle
- Murmure des soirs
- 1 Octobre 2011
- 9782930657011
De quelles passions funestes certains personnages publics sont-ils la proie?
Quels printemps houleux et conflits décisifs nos sociétés vont-elles bientôt devoir vivre? Comment donc a fini cet Etat Belgica dont le sort se décidait en un étrange casino ultramoderne? Barock Obamo fut-il un saint? Et depuis quand la vision des actualités entraîne-t-elle une addiction extrême?
Autant de mystères que Dartevelle dissipe avec une ironie enjouée ou glacée. Autant de questions qui reçoivent des réponses où prospective et parodie, érotisme et fantastique jouent un rôle non négligeable.
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En surface, Treize fois moi cultive le paradoxe de surtout parler d'autrui, en ce qu'au moins douze de ces textes se centrent sur des artistes bien réels, dont l'univers et la manière sont revisités sur le mode fictionnel. Tout en faisant la part belle à des écrivains (Borges, Dick, Kerouac, Simenon...), l'ambition est aussi d'évoquer des créateurs multiples (Dotremont), voire des plasticiens (Lautrec, David) ou même un musicien de la trempe de Glenn Gould. Serionsnous
simplement conviés à des exercices de style et/ou d'admiration ? Rien n'est moins sûr. C'est qu'au fil des récits
transparaît, corroborée par des citations liminaires, une remise en question de l'identité de ces artistes, tout comme de la propriété de leurs productions respectives. Les créations d'autrui considérées comme un libre-service culturel... Une conception à laquelle adhère ouvertement l'écrivain à l'oeuvre derrière douze prête-noms, mais qui, au fur et à mesure qu'il compose son florilège et se reflète dans tant de miroirs divergents, en vient à s'interroger sur sa propre personnalité. Un trouble qui culmine dans le texte final (Le treizième homme), où le signataire de l'ensemble, s'étant lancé à Prague sur
les traces de Kafka, se retrouve confronté à ce qui reste de lui-même et peut faire sien le propos d'Oscar Wilde selon lequel "chaque grand homme de nos jours a ses disciples, et c'est habituellement
Judas qui écrit sa biographie"... Alors se dévoile la véritable nature du livre : plus qu'un simple recueil d'hommages ironiques, l'intrication romanesque de textes faussement disparates, où est montrée en pleine action, telle une mise à mort, la dilution de ce leurre, éculé mais tenace, qui consiste à présenter l'artiste comme seul maître à bord de son oeuvre.
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Les huit histoires d'Amours sanglantes se déroulent le plus souvent dans un futur reconnaissable et dans des lieux familiers sous leurs noms d'emprunt - des intrigues qui puisent aux sources d'une anticipation douce et d'un fantastique pur et dur, né de fantasmes d'amour et de mort.
Huit histoires dont le fil conducteur, aussi rouge que le sang qui les entache, est apparemment l'amour fou des femmes. Mieux encore : l'amour fou furieux de femmes uniques dans l'instant même, puis, tout compte fait, délicieusement interchangeables dans la coulée du temps.
Gorgées d'un érotisme pervers, ces histoires sont donc des passions, dans le double sens d'attirance extrême et de lente agonie, où possession de l'autre et dépossession de soi se confrontent jusqu'à la confusion totale. Puisque les amants en série ont bien, pour pire travers, la mégalomanie.
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Nous voici sur l'Astre des Délices, où le Vicaire général Omar Wangata a pour mission de prôner la religion de la Grande Béance au peuple des Sylvains - des êtres hybrides, aux sabots de cervidés et à l'anatomie partiellement végétale.
Au fil des observations et anecdotes du prédicateur se succèdent des saynètes tragiques ou cruellement drôles, où ressortent les figures attachantes de Sylvains révoltés ou soumis. Telle Marjo, fille-fleur livrée aux convictions et fantasmes complexes d'Omar, pour une véritable descente aux enfers.
Catéchisme du vide, Au nom du néant consacre, sur fond de bonne conscience, les effets mortifères des vérités importées, autant qu'imposées.
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"Un recueil de huit récits, en ouverture duquel la styliste Anna Winfall choisit de s'offrir un intermède sensuel avec le dénommé Stany : un toy-boy sur mesure, à la mesure de son désir. Même si le vaste jeu de feintes et simulacres qui va se déployer risque de conduire à tout, sauf à un happy end..."
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Oeuvres choisies t.1
Alain Dartevelle
- Renaissance Du Livre
- Les Maitres De L'imaginaire
- 5 Avril 2000
- 9782804603717
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Belgiques : dans les griffes du Doudou
Alain Dartevelle
- KER EDITIONS
- Belgiques
- 13 Octobre 2017
- 9782875862174
Le plat pays comme source d'inspiration...
Cet ouvrage se compose des textes suivants :
- Tintin jusqu'à la fin ?
- Signé Magritte
- Terreur et Vanités
- Chez ma souris blonde
- Dans les Griffes du Doudou
- Hareng saur et consort
- Gare du Grand Nord
- Faux témoins
- La mémoire du corps
- Parc Josaphat
Un recueil de récits courts consacrés aux lieux, personnages et concepts emblématiques de la Belgique. Retrouvez également les textes de Luc Baba et Vincent Engel sur le même thème !
EXTRAIT DE SIGNÉ MAGRITTE
Ayant contourné la gare Centrale sans cesser de pester, de vouer aux gémonies ce salaud intégral, il grimpe quatre à quatre les larges escaliers du Mont des Arts - mon Golgotha, pense-t-il -, slalome entre les bosquets qui déploient leur géométrie le long de la Bibliothèque royale, foule aux pieds des amas de feuilles sèches et, ayant remonté la rue Montagne-de-la-Cour, prend finalement pied sur cette place où la statue équestre de Godefroid de Bouillon semble lui indiquer la rue de la Régence, où tout s'accomplira.
Lui revient alors un épisode au cours duquel le jeune Magritte se serait appliqué durant plusieurs semaines, sans autre raison que de satisfaire sa propension au pire, à torturer un âne et à le laisser mourir de faim. Une exaction parmi d'autres, révélatrice de la face sombre d'un artiste qu'il a appris à haïr après l'avoir tant admiré. Sa colère redouble. Sans prêter attention aux oriflammes annonçant de somptueuses expositions - Collection Fin de siècle, Modernité à la belge et Chefs-d'oeuvre de Brueghel -, il n'a d'yeux que pour les panonceaux menant au musée Magritte.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Au fil de neuf romans et d'une soixantaine de récits, Alain Dartevelle a élaboré un univers oscillant entre détournement des stéréotypes littéraires et un mélange des genres qui entend refléter la variété de la vie. Ses publications récentes?: Le Géant des steppes, in Anthologie Ténèbres, L'Ombre du doute in Anthologie Les derniers jours d'Edgar Poe?(Glyphe, Paris), La Maison des Métaphores (L'Une et L'Autre, Paris). -
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