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laurence skivee
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Je trace
rassemble vingt années de dessins de Laurence Skivée autour du monde animal.
Creuser le monde animal avec des mots est pour elle une façon d'aborder le monde de
l'enfance ; l'enfant qu'elle est en dessinant, l'adulte qu'elle est en écrivant se contentant
de passer, comme un animal, semblable à un trait... L'autrice et artiste tente, à travers cet
univers propre à son enfance, d'évoquer son trait, de traduire ce monde de façon
poétique. Une manière d'aborder son travail, de l'effleurer telle une ligne, dit-elle. -
Quel est le lien entre le nettoyage d'une maison et l'acte d'écrire ?
Quel est le lien entre ce chiffon qui est passé et les souvenirs qui remontent ?
Quel est le lien entre un laveur de vitres et une femme qui cherche avec les mots à dire le monde ?
Le mot, la force et la beauté du mot, qui nettoie les pensées, qui fait entrer la lumière, qui dit le monde extérieur et le monde intérieur, qui rend intime l'extérieur et qui permet de faire sortir l'intime de soi. -
Constellation : poème sur un travail d'André Cadere
Laurence Skivée
- LETTRE VOLEE
- 14 Mars 2025
- 9782873176457
« J'ai une très grande admiration pour André Cadere et sa barre de bois rond. L'exposition André Cadere, Expanding Art, à la Fondation CAB et la découverte de ses Lettres sur un travail m'ont littéralement inspirées, pour en faire un poème qui ne prétend pas analyser ni commenter son oeuvre. Véhiculer sa parole, sa démarche, me semble plus précieux voire indispensable. En revoyant ses oeuvres, en me remémorant sa démarche, j'ai eu l'idée de capter sa voix, d'utiliser ses mots, de devenir Cadere le temps d'un poème. » (L.S.)
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Détentrice, récit de chair soufflé comme un chant, un corps déterminé, une mémoire tourné vers le ciel. Ce grand cri éblouissant à l'allure poétique est fidèle au style minimaliste de son autrice qui poursuit ici son travail de fouille intérieure dans les territoires de la mémoire.
« Laurence Skivée nous écrit depuis un espace où elle n'est pas détentrice des mots, elle nous parle depuis un silence qui longe et troue son récit. Aucune posture, aucun faste sonore mais une quête d'existence qui emprunte le chemin du verbe. Il s'agit de se faire advenir à partir des coupures, des errances, de la survivance. Il s'agit d'écrire comme la mer roule son écume blanche. Au plus près du non-savoir et des vents de l'enfance, à l'affût d'un creuset de langue où se blottir. » Véronique Bergen (extrait de sa préface) -
« voici un nouvel os dans la littérature, écrit tristan sautier à propos de ce premier recueil de poésie de Laurence skivée. il ne surgit pas pour l'esthétique. un os, c'est pas spécialement décoratif, et rien n'est gratuit ici.
Os qui ne nourrirait pas un chien, mais qui doit servir. et il travaille, cet os ! il est là pour râcler le réel, l'appréhender, le connaître. enfance de l'art ou art de l'enfance, l'os creuse à travers les images afin de reconquérir une part d'être perdue ou effacée. os chercheur d'un moi égaré. L'os mène celle qui l'écrit et s'écrit à travers lui vers un surplus d'être. rien n'est gratuit ici, je le répète. L'os procurera un plus d'être à son auteure et, qui sait, peut-être aussi aux lecteurs. telle est ma certitude. » et comme le précise encore Laurence skivée à propos de son écriture : « J'écris parce qu'il m'arrive quelque chose, parce que ma vie bouge, parce que les autres me font bouger. Écrire un poème, c'est reprendre sa respiration contre ce qui nous l'a enlevée. ensuite, c'est du travail. enfin et au mieux, c'est retrouver l'autre.
La poésie est un exercice de lucidité. Écrire est une posture, un acte politique, un don. J'utilise l'écriture comme une arme. Je taille, coupe et tranche dans la chair de ma propre vie. Les mots ont une âme. " -
Les mots sont venus naturellement à moi depuis que j'ai enchaîné la perte de mes proches. La mort m'inspire, comme si elle me donnait droit à la parole, et la parole, le verbe me libèrent. Façon de faire le deuil, qui est sans doute un prétexte pour enfin aborder la poésie, cette forme qui me touche, me parle depuis mon adolescence.
Les livres sont un refuge et j'invite le lecteur à parcourir L'air est différent comme un souffle vers l'enfance, où il y a de la vie, du temps présent, de la lenteur, beaucoup d'espace, de l'amour, puis tout s'éteint brusquement, et là c'est fatal, plus rien ne sera comme avant. Face à la mort, la vie reprend... différemment.
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Je m'emballe
Laurence Skivée
- LETTRE VOLEE
- Livres D'Art Et De Photographie
- 19 Février 2014
- 9782873174149
« Je réalise des sculptures en cellophane en partant de mon propre corps. Je m'emballe comme si j'enfilais un vêtement. Après 2 ou 3 couches, je me retire de la combinaison... Ensuite, je retravaille la forme du corps.
J'emballe. A force d'ajouter des couches, ça devient un corps dur de petite taille. [.] Avant de m'emballer, j'observe le corps de la personnalité. Je choisis ensuite une image dont je souhaite réaliser la pose. Lentement je m'en imprègne, réalise un croquis. Dès que je sens la personnalité en moi, je m'emballe. » Neuf Corps-Personnalités prennent ainsi forme d'avril à août 2008 : Andy Warhol, Yves Saint-Laurent, Karl Lagerfeld, Yves Klein, Daniel Buren, Christine Angot, Samuel Beckett, Iggy Pop et Brigitte Fontaine. Vient ensuite le temps de la rencontre et de l'échange avec ses modèles. ou ceux qui acceptent l'hommage de ces corps-personnalités.
C'est en quelque sorte le journal de cette aventure que nous livre ici Laurence Skivée.
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