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Depuis que Juliette n'est plus là, les chats du quartier ont le ventre creux. Chaque jour, elle les nourrissait avec tendresse et régularité. Mais aujourd'hui, plus de pâtée, plus de douce voix qui les appelle... Alors les matous s'organisent ! Pacha, Peludo, Néfertiti et tous les autres unissent leurs forces : il faut trouver un nouveau coeur tendre à apprivoiser. Leur cible ? Un vieux monsieur barbu, l'air un peu grognon, qui habite leur quartier. Commence alors un véritable défilé de malice et de miaulements ! Séduction féline, stratégies bien rodées et clins d'oeil en pagaille : les chats ne manquent pas d'idées pour conquérir ce nouveau bienfaiteur potentiel. Un album plein d'humour et de tendresse, où les chats ne manquent ni d'idées, ni de détermination pour obtenir ce qu'ils veulent le plus : un peu de pâtée... et beaucoup d'attention.
Indisponible depuis longtemps, cet album tendre et malicieux de Gabrielle Vincent, la célèbre autrice des Ernest et Célestine, remis au goût du jour pour une nouvelle génération de lecteurs. Des chats futés, un vieux monsieur à apprivoiser, et toute la poésie du quotidien chère à Gabrielle Vincent. -
« Je m'appelle Pic-Nic, amusant comme nom tu ne trouves pas ? Je me balade toujours avec une petite valise jaune, j'y trimballe toute ma maison. Un jour, peut-être, je partirai en voyage. »
Pic-Nic, un adorable koala un peu timide et plein de douceur, retrouve ses vieux amis Rosalie et Nicolas qui vont l'aider à grandir.
Très connue pour ses albums mettant en scène l'ours Ernest et Célestine, la mignonne souris, Gabrielle Vincent a aussi créé d'autres personnages tout aussi charmants. C'est le cas du koala Pic-Nic.
Celui-ci a vécu ses aventures à travers plusieurs albums pour les petits. Un de ces livres est même inédit en français car uniquement publié au Japon. Les livres, épuisés depuis longtemps, ont été rassemblés et revisités pour créer un nouveau récit encourageant au dépassement de soi et à la découverte du monde.
Une histoire écrite par Fanny Husson-Ollagnier, spécialiste de l'univers de Gabrielle Vincent. -
Sur la piste des herbes sauvages 2
Elsa Lévy, Valentine Laffitte, Agustina Peluffo
- CFC
- 25 Mars 2025
- 9782875721167
Elles poussent sous nos pieds, mais nous ne connaissons pas toujours leurs noms, leurs vertus, et leurs usages variés ont été oubliés. Avec force et persévérance, ces herbes sauvages résistent depuis la nuit des temps, aussi bien au piétinement qu'aux herbicides ou à notre indifférence. Après le joli succès du premier tome de Sur la piste des herbes sauvages, les trois autrices du livre sont retournées en exploration herboristique le long des chemins et des champs afin de nous présenter 21 nouvelles espèces, leurs histoires et leurs vertus. Sur le même principe, ce deuxième tome est à nouveau illustré par les collages de Valentine Laffitte. Les recherches et textes sont de l'herboriste Elsa Lévy et les propositions de recettes sont de Charlotte Staber, enseignante à l'Executive Master Food Design à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Le tout est complété par un cahier photo d'Agustina Peluffo, là pour confirmer la bonne reconnaissance de chaque plante. Ces 21 plantes et leurs racines, fleurs, fruits et feuilles dévoilent leurs sagesses et leurs propriétés. Nous apprendrons à les reconnaître, à les cueillir et à saupoudrer un peu de leur magie dans nos vies.
Tome 2 d'un guide original qui a eu un vrai succès. Ce livre grand public est une porte ouverte à des savoirs simples et ancestraux avec une formule qui allie des illustrations séduisantes à un apprentissage complet et bien documenté.
Elsa Lévy est autrice et herboriste. Valentine Laffitte est
l'illustratrice de Et ici (2024), Grandir (2022), Aux quatre coins du monde (2020) et Petite peur bleue (2017), parus aux éditions Versant Sud. C'est via le magazine Dot-To-Dot qu'elles débutent leur collaboration avec Charlotte Staber et Agustina Peluffo, puis en 2022 pour le premier volume de La piste des herbes sauvages (CFC-Éditions). -
Sur la piste des herbes sauvages : rencontres avec 21 plantes indigènes au fil des saisons
Valentine Laffitte, Elsa Lévy, Chalotte Staber
- CFC
- Essais
- 4 Novembre 2022
- 9782875720832
Sur la pistes des herbes sauvages est un livre de botanique pas comme les autres. Au détour des pages, c'est pas moins de 21 espèces de plantes sauvages comestibles présentes dans nos régions et faciles à dénicher que l'on va découvrir. Au fil des saisons, elles apparaissent une à une et se laissent reconnaître et apprivoiser. Les auteures les présentent, les décortiquent, les analysent en mêlant les différentes dimensions qui les composent: botanique, folklorique, ethnographique et culinaire. Sur un ton poétique et imagé tout en étant documenté avec précision, Elsa Lévy et Charlotte Staber, deux jeunes herboristes, mettent l'accent sur une pratique dans l'air du temps, celle de reconnaître et cueillir des plantes sauvages mais aussi d'être reconnaissant de ce que la nature nous offre tout en pratiquant une récolte responsable. Il y a dans ce livre un lien fort à la saisonnalité et une volonté de proposer une utilisation créative de ces 21 plantes sauvages. Une particularité de cet ouvrage est de donner une grande place à l'illustration. Valentine Laffitte, jeune illustratrice française, propose des images mixant collage, dessin et peinture invitant le lecteur à une immersion dans la nature sauvage.En complément, chaque plante a aussi été photographiée par Agustina Peluffo afin de confirmer l'identité de chaque plante de manière certaine.Ce livre est une première collaboration avec l'équipe de Dot-to-Dot. Ce magazine en ligne valorise les modes de vie en harmonie avec l'environnement à travers divers aspects tels que l'agriculture, l'alimentation, le partage de l'espace urbain et les modes de consommation dans un cadre de vie citadin.
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Cet ouvrage offre l'opportunité de découvrir pour la première fois les dessins de Franquin réalisés à l'attention de ses proches.
Quand on est un dessinateur de renom pris par la création et le rythme des publications qui se suivent, le temps manque pour courir les magasins à la recherche d'hypothétiques cadeaux et présents pour ses proches. Franquin avait trouvé la solution. À la fois aisée, pratique et ô combien personnelle, la trace sur le papier de « voeux » et autres « bons pour » est devenue pratique courante dans la famille Franquin. Bouquets croqués, présents dessinés étaient offerts dans l'attente que les cadeaux se matérialisent plus tard...
Les dessins que l'on retrouve n'ont jamais eu pour vocation d'être publiés un jour.Conçus et imaginés pour les anniversaires ou les fêtes comme la Saint Valentin, ils ont cette saveur des dessins rares que l'on découvre avec curiosité. C'est un privilège que de pouvoir admirer ces dessins inédits couvrant une période allant des années 1950 aux années 1990. On appréciera le travail du dessinateur multipliant les techniques, passant du pinceau à la plume, du Rotring au crayon ou encore utilisant un simple stylo. On sera aussi frappés par l'usage de la couleur et l'évolution du style de Franquin liée aux époques qu'il traverse.
Modestement inaugurés par deux premiers « bons pour » destinés à ses beaux-parents, Franquin prendra vite goût à l'exercice en sophistiquant ses petits dessins devenant des petits bijoux de graphisme et d'inventivité. Ils vont aussi exprimer la profonde affection et la bienveillante générosité de l'auteur pour ses proches. -
Voici le premier livre d'un tout jeune auteur de vingt-cinq ans qui cisèle de petits textes dans un genre proche de la nouvelle. Louis Chopinx, adepte de la magie, a écrit ce petit format comportant cinquante-deux chapitres en écho aux cinquante-deux cartes d'une boîte de cartes classique. Son univers empreint de réalisme magique se révèle intriguant et surprenant pour le lecteur qui se prendra au jeu.
Ce livre gris tel les plumes d'un goéland, tient dans le creux de la main et renvoie par son format à la « littérature de colportage » du 19e siècle. L'objet a été pensé et construit sur base des proportions d'une carte à jouer avec la possibilité de l'emporter et de le diffuser facilement en le glissant, par exemple, dans une enveloppe timbrée. Lectures, musiques, magie... les passions de ce jeune écrivain donnent à son récit un charme, une fantaisie et une grâce particulières dans une narration aux multiples facettes qui fait penser à l'univers BD du personnage Philémon créé par Fred dans les années 60'. -
Esquissant les contours de nouveaux espaces alternatifs pour une société plus vertueuse, Nos Utopies déploie en mots et en images les aspirations d'une jeune génération d'architectes en devenir, aux prises avec leur temps. Avec ce récit choral, l'autrice se glisse entre les lignes de leur pensée et choisit la fiction pour incarner cette réflexion plurielle, qui souligne le caractère politique de l'architecture.
Invitée par Gérald Ledent à rencontrer ses étudiants de dernière année en architecture de l'UCLouvain (LOCI) à Bruxelles,
Aliénor Debrocq découvre leurs travaux sur les utopies qui, ces dix dernières années, ont analysé les dysfonctionnements de nos sociétés : réchauffement climatique, gentrification, inégalités de genre, gestion des déchets, surtourisme... À partir de ces constats, une autre vision de la ville contemporaine et de nouveaux mythes collectifs peuvent être imaginés -
Untold Stories est le prolongement de l'exposition du même nom qui se tient au Design Museum Brussels jusqu'au 13 avril 2025. Elle rassemble pour la première fois les travaux de plus de 50 designers femmes et créatrices actives en Belgique entre 1880 et 1980. S'appuyant sur des recherches récentes, le Design Museum Brussels y présente des productions issues de diverses disciplines, dont les arts appliqués et graphiques, le design de produit et d'intérieur. Force est de constater que les mécanismes du patriarcat n'ont cessé de façonner l'histoire du design, suscitant l'exclusion ou l'invisibilisation du travail des femmes au sein des collections, des archives et des manuels scolaires. Parmi les femmes représentées, des noms célèbres côtoient des figures anonymes oeuvrant dans l'ombre des contextes industriels, domestiques ou coloniaux. Basée sur une approche thématique, l'exposition et le livre illustrent les collaborations, les réseaux et la culture matérielle qui sous-tendent les productions des femmes plutôt que de mettre en avant des « pionnières » individuelles.
Les différentes créations proviennent de plus de 40 collections publiques et privées et nombre d'entre elles n'ont encore jamais été exposées. Un livre qui fait la part belle aux objets et aux créations à travers images d'archives, packshots et photographies in situ, pour mettre en lumière la créativité et l'innovation des femmes dans le domaine des arts appliqués, souvent méconnues et peu valorisées. -
À travers un récit choral, Kanénas, Adéna, Matt, Louise, Luc
et François offrent chacun, à travers leur expérience, une vision de l'amour et
sa complexité. Kanénas, alias Kan, est un jeune étudiant en école d'art,
secrètement amoureux de son amie Adéna. Cette dernière prépare un périple au
Népal pour se remettre de son ex petit ami, un garçon toxique et violent. Matt,
le meilleur ami de Kan, est perdu entre addiction et absence parentale et
préfère flirter et tromper sans complexe sa petite amie Louise qui, dans
l'illusion du grand amour, tente de sauver leur couple. Luc, nouvel étudiant en
art dans la même école que Kan sympathise rapidement avec lui. Il cherche à
s'émanciper de ses parents et découvre son attirance pour François avec lequel
il commence une histoire amoureuse. La BD met en lumière la
complexité des histoires d'amour, leur gravité et leur importance pour une
génération que les lecteurs et lectrices découvrent à travers le regard de cette
bande d'amis. -
Pride in the city : Une histoire des luttes LGTBTQ+
Gonzague Pluvinage
- CFC
- Regards Sur La Ville
- 7 Mai 2024
- 9782875720948
New York, juin 1969. Une nouvelle descente des forces de l'ordre dans un petit bar du centre-ville fréquenté par des homosexuels et des trans, le Stonewall Inn, provoque trois nuits d'émeutes. L'ampleur de cette révolte contre les brutalités policières est telle qu'elle marque une étape majeure dans l'histoire des combats pour les droits des personnes LGBTQI+. C'est pour commémorer l'événement que naît l'année suivante l'idée d'organiser une marche annuelle, la Gay Pride. La première édition du genre en Belgique a lieu en 1979. Quarante-cinq ans plus tard, le bilan des luttes est incroyable, mais tout n'est pas gagné et la mobilisation continue. Manifestation à la fois politique et festive, la Pride s'est institutionnalisée et chaque année des milliers de personnes défilent dans les rues de Bruxelles comme dans celles de plus en plus de villes du pays, et de par le monde.
Par sa rapidité et ses avancées, le mouvement LGBTQI+ est l'un des plus décisifs. Cet ouvrage retrace son histoire -
Dans la ville, vivent des gens mais aussi des animaux sauvages. Parfois ils se rencontrent et c'est alors que naissent des histoires. Un album pour les enfants basé sur des témoignages certifiés 100% vécus. « Une chauve-souris vous a souri ? Une grenouille vous a embrassé ? Votre histoire nous intéresse. » Sur base d'un appel à témoignage, Marie Mahler et Jean-Michel Leclercq ont glané des dizaines d'histoires vraies de rencontres entre êtres humains et animaux sauvages en ville. Dans J'habite ici aussi, ils en restituent les plus belles et les plus folles, en texte et en image. Entre réalisme et fantaisie, nous découvrons des renardeaux voleurs de chaussures, des fourmis mangeuses de crottes nez, un grand-duc en convalescence, un merle s'invitant à un concert ou encore un lapereau sauvé de l'appétit d'une corneille par des shérifs improvisés... On s'amuse et l'on s'étonne au rythme des surprises et des émotions des différents narrateurs. On partage leur émerveillement et leursquestionnements, ainsi que leurs stratagèmes pour interagir avec ces voisins étonnants. Le livre nous propose seize histoires, racontées chacune sur une seule planche par un texte et un dessin. Marie Mahler a sculpté ces différents tableaux avec humour et une bonne dose d'imaginaire, utilisant une technique mixte mêlant dessins et collages, crayons, ciseaux et pinceaux, pour une explosion jouissive de couleurs. Jean-Michel Leclercq a adapté les récits originaux dans une langue à hauteur d'enfant pouvant aussi parler aux adultes. Car, comme le démontrent les aventures du livre, quand le sauvage s'invite dans sa vie bien rangée, l'adulte redevient un peu enfant. À la fois, émerveillé, naïf et curieux. Au-delà de l'espièglerie divertissante de ses récits, J'habite ici aussi se veut également un livre de sensibilisation écologique ainsi qu'une fenêtre ouverte sur des êtres vivants si différents et pourtant si proches de nous. L'ouvrage se clôt sur deux petits textes invitant à repenser à notre rapport au « monde sauvage », en ville et au-delà.
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Lili et Zoé, fillettes de 11 ans, sont invitées à une fête
d'anniversaire d'un camarade de classe. En chemin pour la fête, elles
rencontrent une série de personnages qui vont les aider à grandir et à réfléchir
au monde. Elles conversent, se confient l'une à l'autre, parlent de leurs
familles, de leurs soucis et inquiétudes. Leur cheminement est aussi celui vers
l'adolescence et le monde adulte qu'elles tentent de comprendre. Ces
questionnements révèlent leurs différences d'éducation face au monde et les
défis personnels qui les touchent. Zoé, en particulier, souffre du manque de
communication avec son père, en dépression après un incident dans son travail.
Zoé rêve d'avoir une soeur et trouve en Lili une amie idéale qui la rassure et
l'accompagne à la fois dans ses réflexions profondes et dans les jeux. Dans
cette histoire d'amitié fusionnelle, la ville se personnifie et accompagne les
deux petites filles via des personnages inattendus et drôles : des boîtes
lettres médisantes et un chaleureux soleil toujours prêt à les guider dans leur
cheminement. Comme des soeurs met en lumière la bienveillance et les bases de la
sororité féminine moderne, qui émergent dans les liens forts que tissent les
jeunes filles entre elles. Cette bande dessinée est une porte d'entrée vers
l'apprentissage du débat constructif et de la réflexion critique et pourrait
s'apparenter à une sorte de manuel pour citoyennes en devenir. Elle aborde la
question du militantisme, des problèmes locaux et mondiaux et encourage la
réflexion sur notre monde à échelle d'enfant. -
téphane Mandelbaum (1961-1986) est une comète aux talents fulgurants. Dessinateur, peintre, voyant de sa propre existence, il imagine ses premières funérailles à 4 ans, réalise son premier autoportrait en grand format à 15 ans et tire sa révérence à 25 ans laissant sous nos yeux une oeuvre colossale. Cette biographie fictionnelle est écrite à la première personne. Grand dyslexique et dessinateur prodige, né dans une famille d'artistes, Mandelbaum a très tôt confondu sa vie et son oeuvre. Hanté par la violence, celle du siècle avec la Shoah, celle d'artistes « sulfureux » qui l'ont fasciné (Pasolini, Bacon, Oshima,...), ,...), happé par un imaginaire du banditisme et de la pègre qu'il a en partie partagé avec ses frères, il finira par passer à l'acte à 25 ans, laissant de côté le dessin pour rejoindre le sort tragique des assassinés dans le cadre d'un règlement de compte suite à un vol à main armée. Trente ans après sa mort violente, l'oeuvre de Stéphane Mandelbaum rayonne comme jamais Véronique Sels est née à Bruxelles en 1958. Son roman La ballerine aux gros seins a été traduit en coréen et adapté au théâtre. En 2019, elle a été lauréate de la bourse de création Sarane Alexandrian décernée par la Société des Gens de Lettres à Paris pour ses ouvrages Même pas mort ! et Portrait de Stéphane Mandelbaum
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La mémoire des horizons, Fenêtres transitoires, Chambres intérieures... Mégane Likin travaille la peinture par séries qui reprennent sans relâche les mêmes motifs. Les cimes de montagnes, les percées entre les arbres, l'horizon entre ciel et terre. Dans un format humble et une palette réduite, l'artiste répète ses sujets afin de tendre à l'épure abstraite. Les formes, minimales, deviennent des silhouettes que découpent leurs contrastes. Dans sa presque disparition, chaque paysage apparaît comme la capture d'un instant éphémère. En figeant ces images, peut-être inventées, l'artiste met en avant leur évanescence et la beauté de leur fugacité.
« Que se cache-t-il au-delà de ce que l'on perçoit ? Où la mémoire se termine-t-elle, et où l'oubli prend-il naissance ? En ouvrant un espace de contemplation, j'offre un lieu où le regard se suspend, mais où l'empreinte continue d'exister. » (Mégane Likin)
La fugacité, l'absence et l'effacement occupent une place centrale dans une oeuvre sensible qui invite à une expérience de l'ordre de l'intime. Au fil des pages, avec subtilité et bienveillance, l'artiste invite chacun et chacune à (re)visiter son propre passé, à convier ses souvenirs personnels dans le temps présent de la rencontre. -
L'abécédaire queer de Lison Ferné se veut une exploration du corps masculin, inspirée de la haute couture et de la mode fétichiste. En reprenant les codes classiques de l'abécédaire, l'autrice questionne l'identité de genre.«À travers cet alphabet, j'ai voulu représenter des beautés douces et flamboyantes, qui s'opposent aux canons virils traditionnels. Au-delà des beaux costumes et des modèles attrayants, il s'agit d'entraîner son regard à l'érotisation des hommes au même titre que celle des corps féminins.» (L.F.)Cet objet fabriqué tout en carton, sous ses airs de livre pour enfant, s'adresse néanmoins à un public averti. Un objet régressif qui plonge le lecteur et la lectrice dans un univers coloré et subversif
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Dans cette toute première anthologie consacrée à Pol Bury (Haine-Saint-Pierre, 1922 - Paris, 2005), artiste majeur du XXe siècle, Frédérique Martin-Scherrer a réuni les écrits les plus importants de l'artiste qui vécut, dès son plus jeune âge et jusqu'à la fin de sa vie, la plume à la main. D'une remarquable cohérence, l'ensemble de son oeuvre plastique propose une grande variété de formes : peintures, estampes, sculptures, multiples, bijoux, films, fontaines et oeuvres monumentales. Toutes sont inspirées par le désir d'animer la matière inerte en la dotant d'un mouvement lent, inattendu et si aléatoire que les oeuvres paraissent douées d'autonomie, de personnalité.
Ses écrits présentent les mêmes caractéristiques, tant en sont variées les formes : poésie, essai, article, chronique, notice, dictionnaire, épigramme, fiction, fable... Cette diversité de genres, pratiqués avec aisance, où il prend plaisir à détourner les règles, les codes et les images avec un humour caustique jubilatoire, sollicite et pique l'intelligence du lecteur. Voilà que la lecture elle-même devient une opération cinétique ! -
De la rue à la galerie... Le Street Art est-il toujours un art dissident ? Cette question s'avère légitime car, étant toujours plus institutionnalisé, il est parfois même protégé sur certains murs de la ville et source de hausses de prix de l'immobilier. Considéré autrefois comme une pratique déviante, il est devenu un symbole de gentrification et trouve aujourd'hui sa place dans les musées du monde entier. Dans le même temps, il maintient un lien fort avec l'espace public et nourrit, favorise toujours le dialogue entre l'art et la ville auprès d'un large public. Alors s'agit-il désormais surtout d'un art devenu élitiste ou, issu de la rue, le Street Art échapperait-il pour partie encore au marché de l'art et aux commandes officielles ? Qu'en est-il plus spécifiquement à Bruxelles ?
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Beaucoup de choses ont été écrites sur les réussites et les erreurs urbanistiques. Paradoxalement peu d'éléments ont été relayés à propos des erreurs évitées, des projets abandonnés souvent invraisemblables, mais ayant pourtant fait l'objet d'études détaillées et de plans de financements, très souvent dans une grande indifférence d'une opinion publique très mal ou peu informée. Ces cas auxquels « on a échappé » sont particulièrement passionnants une fois qu'on se plonge dans leurs histoires car elles racontent la complexité de l'urbanisme en ville, son fonctionnement et le rôle de ses différents acteurs. Baignant dans le monde de l'urbanisme bruxellois depuis de longues années, Vincent Carton nous les raconte cas après cas, pièces d'archives dans les mains, telle une enquête. Ces luttes urbaines ont eu des dénouements heureux qui aujourd'hui encore, donnent un peu d'espoir à ceux qui continuent à lutter pour une ville habitable et résiliente.
Cet ouvrage est publié en coédition avec l'ARAU (Atelier de Recherche et d'Actions Urbaines), une association créée en 1969 qui entend contribuer au décryptage des enjeux urbains bruxellois, et préfacé par les architectes et urbanistes Paola Vigano (Grand prix de l'urbanisme 2013 en France) et Géry Leloutre, Chargé de Cours à la Faculté d'architecture de l'ULB et docteur en Art de bâtir et Urbanisme. Il est illustré par de nombreux documents originaux inédits (plans, dessins, tracts, affiches,...). Il est complété par une mission photographique confiée à la photographe belge Marie-Françoise Plissart. -
L'apophénie est une « altération de la perception, qui conduit un individu à attribuer un sens particulier à des événements banals en établissant des rapports non motivés entre les choses ». La matière photographique génère une exploration des couches sensibles de la substance, prenant une multitude de formes. Lors de ses cheminements intuitifs et sensoriels dans les paysages de la République démocratique du Congo, Léonard Pongo a photographié des fragments de la nature, qui résonnent en lui avec des récits ou des formes traditionnels.
Léonard Pongo transforme ces images en « objets » nouveaux : ici, des transferts de gélatine d'impression photographique sur plaques de verre. Détachée du papier puis recollée sur plaques, cette pellicule fragile crée des plis, des déchirures, des fragmentations. Autant d'éléments qui vont perturber l'image initiale et proposer des formes nouvelles, nous encourageant à activer différemment nos modes de perception. Tout comme l'artiste s'est plongé dans les paysages congolais, nous nous immergeons dans ces images sur plaques de verre rappelant les débuts de la photographie. -
Pieter Bruegel (1525?-1569) compte parmi les artistes les plus connus du 16e siècle. Des tableaux tels que Les proverbes, Les jeux d'enfants, Dulle Griet ou La danse paysanne sont reconnaissables entre tous et appréciés par un très large public. Bruegel est même devenu une référence populaire, pourtant son parcours et sa vie restent peu connus. S'il existe une grande quantité d'ouvrages consacrés à ses oeuvres, on ne connaît pas grand chose de l'homme qu'il a été. Leen Huet signe ici la première véritable biographie du peintre et fait découvrir au lecteur son cadre de vie : les villes animées d'Anvers et de Bruxelles et aussi plus largement l'Europe, traversées par les conflits religieux entre catholiques et protestants ainsi que l'iconoclasme.
Dessinateur et graveur, puis peintre, il crée une oeuvre prolixe en quelques années seulement.
On le suit pas à pas, guidé par chacune de ses réalisations comme autant d'indices. Avec lui, nous faisons le périlleux voyage des Alpes vers l'Italie, côtoyons nombreux artistes et érudits de son temps. Après lui ses fils, devenus peintres, perpétuent son nom et son oeuvre, avant qu'un long oubli ne l'éclipse pour longtemps : redécouvert par un collectionneur à la fin du 19e siècle, il fait partie de la grande Histoire au 20e siècle.
Magistrale, cette biographie parue d'abord en néerlandais aux éditions Polis fait l'objet d'une traduction en français par Marie Hooghe, adaptée et complétée avec l'aide de l'auteure qui y a inclus les dernières recherches consacrées à l'artiste réalisées dans le cadre de « l'année Bruegel » en Europe. Si elle invite à mieux connaître un artiste majeur, elle plonge également le lecteur dans une époque-charnière humaniste et passionnante.
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Le projet Ma vie en plus beau naît lors du premier confinement, quand Anne Citron, enfermée chez elle, se sent submergée par les tâches domestiques. Elle imagine alors une version idéalisée de la femme au foyer des années 1950, inspirée des magazines d'époque. Fascinée par ces images de mères parfaites, elle décide de les détourner avec humour et fantaisie. Plongeant dans sa collection
de magazines et cartes postales vintage, elle insère son propre visage dans ces visuels, créant un décalage étrange et amusant. Grâce à Photoshop, elle fusionne ces images avec deux photos d'elle prises en photomaton, son visage figé se répétant à l'infini. Chaque jour, elle publie ses créations sur Instagram, accompagnées de dialogues minimalistes ou absurdes. Jouant avec les stéréotypes, elle imagine des vies et des métiers fantasmés, explorant un univers décalé. À la manière de Cindy Sherman, elle s'amuse à réinventer son identité à travers l'image, transformant le quotidien en art ludique.
Ma vie en plus beau offre un regard critique sur les stéréotypes
féminins, en détournant l'imagerie des années 1950. En créant
un contraste amusant et absurde, entre nostalgie et modernité,
Anne Citron explore la liberté de réinventer sa vie à travers l'image
et questionne avec malice les rôles imposés aux femmes. -
En mai 2023, à l'occasion de la Pride, le Design Museum Brussels proposera une exposition sur le langage visuel des communautés LGBTQI en Belgique. Dès les années 1950, ces dernières utilisent le graphisme et développent un langage associant des représentations symboliques pour mettre en avant des indices visuels qui signalent leur présence et leurs engagements envers un ensemble de principes, d'identités et de valeurs partagés. Ce langage visuel est marqué à la fois par la lutte et la célébration, par l'agitation et le compromis. Outil de résistance mais aussi de fierté, le graphisme LGBTQI promeut également une forme alternative de collectivité. Par leur matérialité, composition, typographie, itération et leur langage, les graphistes identifient et dirigent leurs messages vers des publics particuliers. Le livre et l'exposition ont pour ambition de s'intéresser aux expressions graphiques LGBTQI en reconstruisant à travers ce langage visuel une partie de l'histoire du mouvement ou de la vie de ces communautés (en Belgique et à Bruxelles).
Déclinée autour d'une dizaine de thèmes qui s'articulent autour d'une narration et d'un contexte, l'exposition s'envisage en filigrane autour de trois axes : le militantisme, la fête et la vie quotidienne. L'évolution et la transformation des identités et des débats à travers le temps viendront alimenter une approche qui se veut transversale. Comment ces débats évoluent-ils ? Comment ces identités se (re)définissent-elles ? En quoi les débats d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui et inversement ? De 1953 avec la naissance du mouvement sous l'impulsion de Suzan Daniel1 à aujourd'hui, ces questions qui forment la trame narrative de l'exposition seront abordées à travers le design graphique des associations et groupes LGBTQI. -
Le monde de la nuit en Belgique depuis les années 1970 jusqu'aux années 2000, sa culture, ses modes de vie, ses genres musicaux, ses graphistes et leurs créations sont à redécouvrir. Cet ouvrage fait la part belle aux visuels promotionnels de soirées parmi lesquelles certaines sont devenues mythiques.
Dans les années 1970, la culture des night-clubs émerge en Belgique. Des immeubles inoccupés du centre historique de diverses villes deviennent de hauts lieux de la scène musicale et artistique, tandis qu'en périphérie, des bâtiments proches de grands axes routiers se transforment en espaces dévolus à la nuit. Dès la fin des années 1980, l'arrivée de la musique électronique donne une nouvelle énergie à la vie nocturne du pays. Au tournant du siècle, le succès commercial de ce genre musical impulse celui des festivals qui lui sont consacrés. La création graphique est un élément essentiel de la culture des clubs belges. Bien souvent, les flyers et les affiches sont les seules traces matérielles de la fête de la veille. Mais à y regarder de plus près, ces documents graphiques éphémères font apparaître un large éventail de modes de vie, de stratégies graphiques, de sous-cultures, de genres musicaux, d'identités et de créativité qui caractérisent le monde de la nuit. -
À l'heure où la question écologique se pose avec une urgence sans précédent, où les grandes villes réfléchissent à ces enjeux en terme de mobilité, de piétonisation des centres touristiques, de réduction
de la pollution atmosphérique, de présence de végétal en leurs murs... mais aussi, de façon plus précise encore, à la qualité de l'alimentation, au maraîchage urbain, à une production locale de fruits et de légumes,... Sait-on qu'au coeur même de la ville de Bruxelles, en son centre historique visité par des touristes du monde entier, s'est tenu au fil des siècles,
très précisément depuis l'an 1170 un marché aux légumes, un marché aux oiseaux suivi d'un marché aux fleurs ?
Issu d'une lignée d'horticulteurs, Jean-Louis van Malder
a travaillé dès son enfance sur ce marché.Et il est devenu, au fil des ans, le dernier jardinier-floriculteur de la Grand-Place de Bruxelles. Son écriture, vive et sincère, nous fait découvrir toute la richesse de son métier.