La fete des anciens

À propos

Trois hommes - le fils, le père et le grand-père - vivent ensemble un dimanche d'été.
Les deux adultes assistent à la représentation théâtrale au cours de laquelle l'enfant joue le rôle d'un " rêveur " et suscite le spectacle qui, sans lui, n'accèderait pas à l'existence. Plus tard, ils reparleront de cette journée qui ne les a pas laissés identiques à eux-mêmes. Gilles qui, sur scène, a voulu figurer l'envol d'Icare, se remettra sans doute de sa chute. Pierre, victime d'un malaise, survivra encore un peu...
Julien ne divorcera peut-être pas. Mais l'essentiel ne se situe pas tant au niveau de ces trois solitudes qu'au point d'intersection où elles se sont, inespérément, réconciliées. Dans ce roman de trois personnages qui se sont engendrés l'un l'autre, la narration reconstitue, jusqu'au vertige, un univers gigogne.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Pierre Mertens

  • Éditeur

    Points

  • Distributeur

    Mds

  • Date de parution

    19/06/2002

  • EAN

    9782020551311

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Nombre de pages

    240 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    1.5 cm

  • Poids

    125 g

  • Support principal

    Poche

Pierre Mertens

1939

Influencé par Franz Kafka, Mertens commence à publier romans et nouvelles en 1969 et reçoit le Prix Médicis en 1987 pour "Les éblouissements". Il poursuit néanmoins ses activités de juriste, attentif aux combats pour les Droits de l'Homme. En 1989, il entre à l'Académie royale de langue et littérature de Belgique. Il est également nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres de la République française.

Reconnu et engagé, Mertens a réfléchi sur la fonction sociale de l'écrivain. Pour lui, vie privée, fiction et Histoire sont indissociables. C'est ainsi qu'il accorde une place centrale à la mémoire: le romancier trouve la matière de son ½uvre dans un passé personnel et historique. Lui même est particulièrement marqué par les activités de ses parents (un père journaliste et mélomane, une mère biologiste et pianiste), par l'occupation allemande, l'exécution des Rosenberg ou encore la tragédie des mineurs de Marcinelle en 1956. Plus tard, l'observateur du droit international dénoncera le génocide au Biafra, la torture en Irlande et les prisons de Pinochet.
Dans ses romans, on retrouve, d'une part, l'influence de la musique par les leitmotive qui les traversent. Il est aussi l'auteur d'un livret d'opéra, "La passion de Gilles" (1982). D'autre part, ses voyages et sa formation universitaire lui permettent une ouverture à un univers plus large que son pays. Dans "Les Bons offices" (1974) et "Terre d'asile" (1978), par exemple, l'histoire belge est présentée sous le regard d'un étranger et prend un sens nouveau. Mertens voit d'ailleurs dans son pays une synthèse fascinante des problèmes européens.

Sur fond d'Histoire, les personnages de Mertens se reconstruisent après une cassure, une rupture, une tragédie. L'écriture fait entendre ce déchirement par la structure et le style: monologues délirants avec ellipses temporelles pour dire les contradictions de l'individu dans le monde. Le message est cependant positif: le doute est fécond, il ne doit jamais être source de résignation et il faut préférer l'homme de terrain aux cyniques. Quant à la littérature, son rôle est primordial dans la lutte contre l'obscurantisme:
"Je m'en remets à la culture pour nous sauver. Le droit à la littérature est un droit de l'homme". P. Mertens

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