À propos

S'est-il jamais senti de ce monde? A-t-il jamais perçu une appartenance, une parenté, une filiation? Henri Michaux semble être né par mégarde et l'existence lui fut souvent à charge. Entre lui et les choses, entre lui et les êtres:un abîme. Un abîme qui déborde d'un bric-à-brac de peurs, de sursauts, de cris, de hantises, de rires cruels, de scalps, d'insomnies.Henri Michaux est singulier parce qu'il est radicalement seul, abandonné, retranché, exclu. Abandonné volontaire, retranché volontaire, exclu volontaire. S'il ne fuit pas systématiquement les autres, s'il se trouve des compagnies, il a en lui ce surcroît de lucidité ou d'alarme qui maintient la distance, ce tranchant de l'intelligence qui coupe jusqu'à l'air du temps.Aussi, quand il aborde un genre littéraire a priori peu fait pour lui, celui très noble des «Pensées», il s'emploie à le détourner, le dévoyer, le mettre en péril et en perdition. Les Poteaux d'angle d'Henri Michaux apparaissent comme les plus égarants et les plus réjouissants poteaux indicateurs jamais offerts au balisage de la raison, de la conscience et de nos comportements grégaires. Ce sont des aphorismes pour vivre à l'écart, des préceptes pour ne pas se laisser faire, des réflexions à contre-norme, des conseils qui n'ont pas de conseils à vous donner.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Henri Michaux

  • Éditeur

    Gallimard

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    22/01/1981

  • Collection

    Blanche

  • EAN

    9782070240449

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    96 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    0.9 cm

  • Poids

    139 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Henri Michaux

Henri Michaux, né en 1899 à Namur, est un écrivain et peintre français d'origine belge. Après une scolarité chez
les Jésuites, il abandonne ses études de médecine pour mener une brève vie de marin. Dès 1922, il se consacre
pleinement à l'écriture, publie son premier texte, Cas de folie circulaire, et collabore activement à la revue d'avantgarde
Le disque VERT. Il s'installe ensuite à Paris où il se lie avec Jules Supervielle et écrit ses premiers recueils
notables, parmi lesquels Qui je fus (1927) et Mes Propriétés (1929). Il s'adonne à la peinture, activité qui prendra une
importance grandissante au fil des ans, et voyage notamment en Amérique du Sud, en Asie, et en Espagne où il
fait la rencontre de Salvador Dalì et André Masson. Ces voyages sont la matière d'Ecuador (1929) et d'Un Barbare
en Asie (1933). Michaux fait sur le tard l'expérience de la mescaline et du LSD, qu'il intègre à son processus
littéraire dans Misérable Miracle (1956) ou Connaissance par les gouffres (1961). Son oeuvre est un objet singulier dans
la littérature du XXème siècle. Elle traverse les styles et les genres sans jamais se sédimenter, mêlant avec une
agilité incomparable profondeur, absurde, intériorité et férocité dans une exploration souvent joyeuse de
« l'espace du dedans ». Henri Michaux est mort d'un infarctus en 1984.

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