Les eaux amères

À propos

" Comme si tout le monde n'était pas malade, ce jour-là, dans la cour de la caserne ! " Le 4 août est une parenthèse douloureuse dans la vie d'Abraham Steinberg, un triste jour anniversaire dont il appréhende chaque année le retour avec un sentiment mêlé de souffrance et de culpabilité. Et le dimanche 4 août 1968 ne saurait faire exception à la règle. Plus la date fatidique approche, plus une image vieille d'un quart de siècle revient le hanter, celle de son père, sa mère, sa petite soeur et lui-même, réunis dans la cour de la caserne Dossin, à Malines pour la dernière fois. Sauvé in extremis de la déportation par une " envie pressante " aussi dérisoire que tyrannique, le petit garçon d'alors a depuis, à son tour, fondé une famille et fait fortune ; il n'est en revanche jamais parvenu à vivre en paix avec ses fantômes.
" Abraham, Ta femme te file entre les doigts ! Tu as des yeux et tu ne vois pas. " Or cette année, les angoisses existentielles du très estimé Bram, comme tout le monde le nomme en ville, sont encore avivées par une mystérieuse lettre anonyme mettant en cause la fidélité de sa femme. Se pourrait-il que la belle Esther, la mère de ses deux grandes filles, son épouse adorée, le trompe ? Bien que viscéralement athée, Bram se décide à rendre visite au rabbin, ainsi que l'aurait fait son père en pareilles circonstances pour " boucher le trou ", comme il disait. D'après le religieux, seule la cérémonie des eaux amères décrite dans la Bible pourra apporter une réponse irréfutable à cette question : après les avoir bues, en cas d'adultère, la femme verra son ventre enfler et ses flancs se dessécher...
" Le poisson n'est jamais où tu crois le voir, mais juste à côté. " Été 1968 : au lendemain des " événements de Mai ", du Printemps de Prague et de l'apparition de la pilule contraceptive, Les Eaux amères nous offrent la chronique d'une semaine mémorable dans la vie d'un couple et de toute une commune, suspendue au sort de Bram et Esther. Le ventre d'Esther enflera-t-il ? Qui est l'auteur des étranges missives signées " L'unique qui ait pitié de toi " ? Bram parviendra-t-il à se réconcilier avec ce Dieu méchant qui, un soir de l'été 1942, lui a ravi d'un coup toute sa famille ? Tour à tour désopilant et grave, servi par une langue superbe et un art consommé du récit, ce thriller métaphysique inclassable au dénouement aussi imparable qu'inattendu est une incontestable réussite.


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  • Auteur(s)

    Armel Job

  • Éditeur

    Robert Laffont

  • Distributeur

    Interforum

  • Date de parution

    03/02/2011

  • EAN

    9782221123805

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    275 Pages

  • Longueur

    21.6 cm

  • Largeur

    13.7 cm

  • Épaisseur

    2.4 cm

  • Poids

    355 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Armel Job

Armel Job est l'auteur d'une vingtaine de romans. Après avoir consacré sa vie à l'enseignement, comme professeur puis directeur d'école, il se passionne pour l'écriture. Son premier roman, La Femme manquée remporte le prix René Fallet du premier roman en 2001. Edité par Robert-Laffont, ses romans ont reçu de nombreux prix. Le prix des lycéens lui a été décerné deux fois pour Helenna Vannek et Tu ne jugeras point. Académicien en Belgique, Armel Job y est très lu et très connu. Il a également créé le prix du second roman francophone décerné tous les deux ans.

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