À propos

" Ceci n'est, pas un livre..., eût dit René Magritte.
C'en est donc bien un, même s'il. réunit une série de chroniques parues dans un célèbre quotidien entre l'automne 2002 et le printemps 2004. (Des années de plomb ? De soufre, plutôt.) Car, de les voir rassemblées ici, leur prête comme un autre sens. Il arrive que l'actualité dure... Ce qui eût pu n'apparaître qu'éphémère se survit. (On ne le doit pas, hélas, au talent de l'éditorialiste mais à l'acharnement, parfois, de l'Histoire.
Voire à sa stagnation.) Une page politique, disait à peu près Albert Camus, c'est quand un fait divers se prolonge. Quand "il réussit"... Certains "chiens écrasés" ne vieillissent pas, ou deviennent des mammouths. Et puis, depuis le 11 septembre 2001 jusqu'au procès Dutroux, il s'est passé vraiment des choses terribles. "Impensables", comme on dit. Or elles ont bien été pensées, avant d'être commises. Accumuler, additionner le commentaire, la paraphrase de cela, ne servirait pas à grand-chose, si ce n'était qu'une manie de collectionneur.
Mais, de rapprocher les événements, de les faire s'entrechoquer dans le même espace, donne à voir parfois leur étrange - et terrible - logique. Ce sont des contrechamps. "


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  • Auteur(s)

    Pierre Mertens

  • Éditeur

    Labor Sciences Humaines

  • Distributeur

    Dg Diffusion

  • Date de parution

    22/01/2011

  • Collection

    Quartier Libre

  • EAN

    9782804019112

  • Disponibilité

    Épuisé

  • Longueur

    21.5 cm

  • Largeur

    12.5 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    160 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Pierre Mertens

1939

Influencé par Franz Kafka, Mertens commence à publier romans et nouvelles en 1969 et reçoit le Prix Médicis en 1987 pour "Les éblouissements". Il poursuit néanmoins ses activités de juriste, attentif aux combats pour les Droits de l'Homme. En 1989, il entre à l'Académie royale de langue et littérature de Belgique. Il est également nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres de la République française.

Reconnu et engagé, Mertens a réfléchi sur la fonction sociale de l'écrivain. Pour lui, vie privée, fiction et Histoire sont indissociables. C'est ainsi qu'il accorde une place centrale à la mémoire: le romancier trouve la matière de son ½uvre dans un passé personnel et historique. Lui même est particulièrement marqué par les activités de ses parents (un père journaliste et mélomane, une mère biologiste et pianiste), par l'occupation allemande, l'exécution des Rosenberg ou encore la tragédie des mineurs de Marcinelle en 1956. Plus tard, l'observateur du droit international dénoncera le génocide au Biafra, la torture en Irlande et les prisons de Pinochet.
Dans ses romans, on retrouve, d'une part, l'influence de la musique par les leitmotive qui les traversent. Il est aussi l'auteur d'un livret d'opéra, "La passion de Gilles" (1982). D'autre part, ses voyages et sa formation universitaire lui permettent une ouverture à un univers plus large que son pays. Dans "Les Bons offices" (1974) et "Terre d'asile" (1978), par exemple, l'histoire belge est présentée sous le regard d'un étranger et prend un sens nouveau. Mertens voit d'ailleurs dans son pays une synthèse fascinante des problèmes européens.

Sur fond d'Histoire, les personnages de Mertens se reconstruisent après une cassure, une rupture, une tragédie. L'écriture fait entendre ce déchirement par la structure et le style: monologues délirants avec ellipses temporelles pour dire les contradictions de l'individu dans le monde. Le message est cependant positif: le doute est fécond, il ne doit jamais être source de résignation et il faut préférer l'homme de terrain aux cyniques. Quant à la littérature, son rôle est primordial dans la lutte contre l'obscurantisme:
"Je m'en remets à la culture pour nous sauver. Le droit à la littérature est un droit de l'homme". P. Mertens

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