À propos

L'Orbieu se traverse à gué, ensuite, c'est la montée difficile par un sentier large qui permet le passage des forestiers et de leur matériel.
Une sorte de montée aux cieux en beauté graduelle : les Corbières, cela se distille, les splendeurs ne vous sont pas assénées comme à la Côte d'Azur où, les constructions mises à part, on ne peut que s'extasier. Une forêt de chênes verts ébréchée en dissimule une autre, unie et drue, nourrie d'humus, les samares, akènes volants qui, dirait-on, savent où se déposer, forêt comme hissée vers des sommets, lesquels, quand il a neigé, sont blanchis pour toujours.
Ce blanc et ce vert nous escortent sans que jamais la pierre ne les déshonore ou ne les détrône, hormis quelque château-fort, délité comme il se doit, mémoire des hommes, rappel de la peur des uns pour les autres et de leur vigilance forcenée... On marchait d'un bon pas ; chemin faisant, je me suis bien gardée de signaler à Charles l'appellation de la moindre brindille : il préfère ne pas savoir, il me traite de pédante dès que je cite ; alors, l'arbuste mahonia, l'herbe rue, la lentisque, le cade pointu, le négunda - qui croît au bord de l'Orbieu - ou le genêt à deux faces, bouche cousue, ma fille, le grand homme apprécie le mystère, bien que ses reportages, il les truffait de précisions fatigantes.
Oui mais c'était de l'exotisme. Nécessaire à la compréhension de millions de téléspectateurs. Tandis que moi, je compte pour du beurre ! Quand on grimpe, comme nous le faisons, on la boucle !...


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Marie Nicolai

  • Éditeur

    Parole Et Silence

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    02/03/2005

  • Collection

    Le Cri

  • EAN

    9782871063711

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    156 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    13.1 cm

  • Épaisseur

    1.5 cm

  • Poids

    601 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

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