À propos

En même temps qu'elle réfléchit à ses rivières nos vies, nos pensées, l'eau avance.
Le temps avance. Vers l'embouchure finale. Chaque fois individuelle, chaque fois renouvelée. La réflexion se fait toujours en allant, en marchant. C'est pourquoi le poème est ici " parlé marché ". Pourquoi il dialogue avec l'immobilité de la peinture (Rembrandt, Rubens, Mondrian, de Kooning, van Eyck, Spilliaert, Ensor etc...). Pourquoi il bouscule la philosophie (Descartes, Husserl, Heidegger). Pourquoi il marche joyeusement à travers la barrière des langues (Bruxelles, la Flandre).
Pourquoi il réfléchit à l'Europe d'aujourd'hui, belle abstraction sans corps réel. Sans corps sensuel. Pourquoi enfin il se réjouit du goût des nourritures (les huîtres, les moules, la bière, le pain d'épice). Ici le poème réfléchit à la réflexion. Au réfléchissement et au mouvement qui nous emporte vers le large. Quel large ? C'est à venir. À deviner. À devenir.


Rayons : Littérature > Poésie


  • Auteur(s)

    Jacques Darras

  • Éditeur

    Parole Et Silence

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    01/03/2009

  • Collection

    Le Cri

  • EAN

    9782871065005

  • Disponibilité

    Manque sans date

  • Nombre de pages

    290 Pages

  • Longueur

    24.1 cm

  • Largeur

    15.4 cm

  • Épaisseur

    2.4 cm

  • Poids

    401 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Jacques Darras

Né sur les côtes de la Manche à proximité de la Flandre, face à
l'Angleterre, Jacques DARRAS a inauguré une carrière de poète, traducteur et essayiste avec Le Génie du Nord (essai, Grasset, 1988),
une retraduction de Sous le volcan de Malcolm Lowry (Grasset,
1985) commandée par Maurice Nadeau, et le tome I d'un long
poème en huit chants, La Maye I, (In'hui/Trois Cailloux, Amiens,
1988) consacré à sa rivière natale du Ponthieu/Marquenterre. Tout en
enseignant la poésie anglo-américaine à l'Université de Picardie, il
fonde la revue In'hui (1978) devenue entre-temps Inuits dans la
Jungle (Le Castor Astral), cependant qu'il donne des traductions de
Walt Whitman, S.T. Coleridge, William Blake et Ted Hughes
(Gallimard), ainsi que d'Ezra Pound (Flammarion). Au moment
d'achever les huit volumes de La Maye (dont les volumes 5 et 6 sont
parus chez Gallimard, L'Arbalète), le poète entame une séquence de
poèmes brefs ou « Oiseuses », inspirés par la rivière Oise, trait
d'union liquide entre Paris et la Belgique, et faisant écho aux
Oiseuses du poète Philippe de Beaumanoir au XIIIe siècle.

Prix Apollinaire en 2004, Grand Prix de poésie de l'Académie française en 2006, Jacques Darras est aussi traducteur de Walt Whitman, William Blake, S.T. Coleridge, Malcolm Lowry et Seamus Heaney (Gallimard et Grasset).

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